Quand on dit sari de soie, on imagine une seule étoffe. En réalité, un sari peut être tissé dans des soies assez différentes, chacune avec son poids, sa façon de tomber et son rapport à la lumière. Connaître les principaux types de soie d'un sari, c'est commencer à comprendre pourquoi deux saris posés côte à côte ne deviendront jamais le même vêtement.
Le crêpe de soie : un grain qui épouse le corps
Le crêpe de soie est tissé avec des fils très tordus, qui lui donnent une surface finement granuleuse et un aspect mat. Il a du poids, se froisse peu et tombe près du corps. Coupé dans le biais, il suit chaque mouvement. C'est la soie de The Muse, coupée dans le biais en crêpe de soie.
Le chiffon de soie : la légèreté même
Le chiffon de soie est la plus légère des soies de sari : transparent, aérien, tissé de fils fins et tordus selon une armure simple. Il flotte, se soulève au moindre souffle et se superpose à merveille. En Inde, on le vend souvent sous le nom de chinon, un nom qui recouvre aujourd'hui beaucoup d'étoffes en polyester. Nous ne travaillons qu'un chiffon de soie véritable, un choix que nous expliquons dans notre article sur le chiffon de soie.
Le satin de soie : le plus rare
Dans une armure satin, les fils passent par-dessus plusieurs autres avant de se croiser, ce qui donne à l'endroit un éclat profond, presque liquide, et laisse l'envers mat. Le satin de soie est fluide et plus lourd que le chiffon, et il porte souvent les couleurs les plus riches, celles qui s'allument à la lumière du soir. Dans notre sélection, les saris en satin sont rares, et les pièces qui en sont taillées comptent parmi les plus rares de la collection.
La fibre compte plus que le nom
Crêpe, chiffon et satin désignent un tissage, pas une fibre. Tous trois sont largement produits en polyester, et bien des étoffes vendues sous ces noms contiennent peu ou pas de soie. Chaque pièce Yayavara est taillée dans un sari vintage en soie naturelle à 100 %, examiné à la main avant d'être choisi. Pour vérifier par vous-même, lisez notre guide pour reconnaître une vraie soie.
De l'étoffe à la pièce
Quand un sari est déplié, il est examiné pour son étoffe, sa texture et ses broderies autant que pour son imprimé. Une soie qui tombe appelle une coupe fluide ; une soie qui se tient accepte davantage de structure. Les broderies comptent aussi, car elles ajoutent du poids : pour The Muse, on choisit des saris plus légers et moins brodés, afin que la robe reste fluide. Certaines collections, comme The Freedom et The Muse, sont nées d'un sari précis plutôt que d'un dessin conçu à l'avance. C'est toute la logique de l'upcyclage de sari vintage : la matière décide, la pièce suit.
Questions fréquentes
Quelle est la soie de sari la plus légère ?
Le chiffon de soie. Transparent et aérien, il est tissé de fils fins et tordus et flotte autour du corps.
Le chiffon et le satin sont-ils toujours en soie ?
Non. Ces deux noms désignent un tissage. Beaucoup d'étoffes vendues sous ces noms sont en polyester ; seule la fibre indique s'il s'agit de soie.
Toutes les pièces Yayavara sont-elles en soie naturelle ?
Oui. Chaque pièce est taillée dans un sari vintage en soie naturelle à 100 %. The Ritual et The Ceremonial sont doublés de velours de coton ; The Magical est doublé de fausse fourrure, une doublure en cours d'abandon au profit de matières entièrement naturelles.
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